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Commissions thématiques

 

Afin de faciliter le travail du Conseil d’Administration dans ses prises de position, des groupes de réflexion thématiques sont chargés de lui faire des propositions.

Ces commissions composées d’administrateurs, de membres d’associations et de personnes qualifiées recouvrent tous les domaines intéressant la famille. Le but de ces commissions de réflexion est de proposer des axes de travail et/ou des projets concrets d'action aux services des familles.

 

Les commissions thématiques développées par l'UDAF de la Gironde :

Famille / Education

La commission Psychologie / Education propose une réflexion sur des sujets déterminés par l'Etat, l'UNAF ou dictés par l'actualité sociale et économique.

Elle constitue des groupes de travail qui déterminent leur façon de procéder (enquêtes, rencontre avec des professionnels, débats, tables rondes, etc...) et concluent leurs études par un rapport final qui remonte vers l'UNAF. Cela fait force de proposition.

Les thèmes actuellement ou récemment étudiés sont :

Pour mieux connaître et faire connaître autour de vous, voir la plaquette jointe : « Les dys en gironde »
Ainsi que les sites suivants :
-          www.dysphasie.org
-          www.dyspraxie.info

  • « Harcèlement scolaire : la place des parents  : Organisation d'une conférence sur le thème avec des intervenants professionnels. Télécharger les actes de la conférence 
  • L’enfant adopté : entre droit et liens : Thème qui sera développé courant 2016
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Commission relative à la révision

de la loi bioéthique

 

 

 

 

Circonstances : les états généraux de la bioéthique

 

Il avait été prévu que la loi bioéthique votée en août 2004 fût révisée au bout de cinq ans. Les modifications qui pourraient y être apportées seront en principe débattues au Parlement fin 2009 ou début 2010. Elles auront été préparées d’abord par des auditions d’experts puis par une vaste consultation de l’opinion publique au cours d’états généraux de la bioéthique durant le premier semestre 2009.

 

Les associations représentatives de la société civile telles que les Associations Familiales sont évidemment appelées à participer en tant que telles à ces états généraux. Elles peuvent le faire de trois façons :

 

-Soit : être entendues par la mission d’information sur la révision des lois bioéthiques, comme l’a été l’UNAF le 11 mars 2009.

-Soit : participer à des forums régionaux. Malheureusement, trois seulement été prévus en province, à Marseille, Rennes et Strasbourg au cours du mois de juin et pas à Bordeaux.

-Soit : intervenir au cours de rencontres régionales organisées à la diligence des espaces bioéthiques rattachés au CHU. Trois soirées ont eu effectivement lieu à Bordeaux les 26, 27 et 28 avril, à la faculté de Droit sur le dépistage génétique, le diagnostic préimplantatoire, le diagnostic prénatal. Ces trois soirées ont donné lieu à une série d’exposés plutôt didactiques mais aucun mouvement associatif n’avait été invité et il n’avait été prévu aucune table ronde permettant de confronter éventuellement les opinions.

-Soit : présenter une contribution sur le site officiel (etatsgenerauxdelabioethique.fr), possibilité offerte à toute personne qui veut intervenir.

-Soit joindre la participation de notre UDAF à celles des autres UDAF, en direction de l’UNAF

 

Après s’être réunie les 31 mars, 27 avril et 19 mai, la commission propose les réflexions suivantes :

 

 

A) Sur la PMA et les dons de gamètes

 

PMA

 

Elle est actuellement réservée aux couples hétérosexuels ayant deux ans de vie commune, médicalement stériles, en âge de procréer. Une pression se manifeste pour que l’accès aux PMA soit autorisé aux célibataires et aux « couples » homosexuels, sous le prétexte de l’évolution des mœurs et des mentalités.

 

Nous estimons que :

 

1.La PMA qui appelle un enfant à la vie, se doit de veiller à ce qu’il trouve en entrant sur terre le meilleur environnement familial possible

2.L’accès aux PMA des personnes célibataires, se déclarant ou non homosexuelles, a pour conséquence de développer dans les mentalités la notion d’un droit à l’enfant qui fausse fondamentalement le sensde la relation que l’on établit avec lui (en opposition aux droits de l’enfant)

  1. Il n’appartient pas à une loi traitant de questions de bioéthique, de modifier ou de considérer comme déjà modifié, ce qui demeure actuellement le cadre légal de la vie familiale car celui-ci ne relève ni de la biologie ni de la médecine

 

Il ne semble donc pas justifié d’assouplir les conditions actuelles d’accès aux P.M.A.

 

Dons de gamètes

 

Nous comprenons le désarroi des enfants nés d’insémination artificielle et qui en raison de l’anonymat du don de gamètes sont dans l’impossibilité d’accéder à la connaissance de leurs origines biologiques.

Cependant compte tenu des complications et difficultés que soulèverait la levée de l’anonymat,nous pensons qu’il est préférable de le conserver.

 

Mères porteuses

 

Nous sommes opposés à la gestation pour autrui, non seulement parce qu’elle aboutit à une « chosification » sinon à une « marchandisation » du corps humain, mais parce qu’elle brouillerait encore plus que les PMA par donneur inconnu où la femme enceinte reste la mère de l’enfant, les origines biologiques et familiales des personnes qui en seraient issues. Après Fécondation in vitro et mère porteuse, non seulement l’enfant n’est plus sûr de savoir qui est son père mais il a à se demander quelle est sa véritable mère. On peut craindre en outre qu’au terme de la gestation, des conflits affectifs extrêmement douloureux surgissent entre le couple qui aura fourni l’ovocyte fécondé et la mère porteuse qui se sera attachée à l’enfant qu’elle a porté pendant neuf mois.

B) Sur le DPN et le DPI

 

A la suite de l’UNAF, nous ne souhaitons pas de modification de la loi à ce sujet, mais nous demandons que ces pratiques soient rigoureusement encadrées, que l’agrément des CPDPN soit maintenu et que le rapport annuel de l’Agence de Biomédecine s’attache à évaluer l’activité des centres de DPN et de DPI.

 

Il ne nous paraît pas souhaitable d’établir une liste de maladies justifiant le recours au DPN ou au DPI, qui pourrait favoriser une systématisation de cette pratique dans les cas considérés. Cependant il nous semble indispensable de préciser que leur mise en ouvre doit être réservée aux affections embryonnaires graves susceptibles d’entraîner la mort dès les premières années de la vie, et de définir des critères qui serviraient de références communes à toutes les équipes médicales, afin d’éviter des distorsions entre les pratiques des différents centres.

 

La décision de recourir à ces diagnostics et de la conduite à tenir lorsqu’ils ont été établis, doit revenir aux familles. Elle doit être prise dans un lieu de médiation le plus neutre possible et non en milieu médical.

 

Nous ne considérons pas le recours au DPN ou au DPI lorsqu’il est parfaitement encadré et contrôlé comme une pratique eugénique. Cependant une dérive vers l’eugénisme nous semble toujours à craindre dans la mesure où ces diagnostics et les décisions prises à leur suite, tendraient à l’éradication des maladies concernées, non par le progrès thérapeutique, mais par l’élimination des sujets atteints. Nous estimons qu’une telle tendance se manifeste aujourd’hui à l’égard de la trisomie 21.

 

C’est pourquoi nous demandons que soient attribués à la recherche et à la mise en oeuvre de traitements destinés à ces maladies, des moyens au moins aussi importants que ceux employés dans leur dépistage.

 

C) Sur la recherche sur l’embryon.

 

Elle était totalement interdite par la loi de 1994. La loi révisée en 2004 a maintenu le principe de cette interdiction mais a prévu des dérogations autorisant des recherches subordonnées à diverses conditions :

-Qu’elles soient susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs pour le traitement de maladies de l’adulte graves ou incurables, ou celui des affections de l’embryon ou du fœtus.

-Qu’elles ne puissent être poursuivies par un autre moyen d’efficacité jugé comparable en l’état des connaissances scientifiques.

-Qu’elles utilisent des embryons conçus in vitro lors d’une AMP et qui ne font plus l’objet d’un projet parental, embryons dits surnuméraires.

-Que leur protocole soit approuvé par l’Agence de Biomédecine (A.B.M.)

 

La question des embryons surnuméraires.

 

« Le respect de tout être humain dès le commencement de la vie » étant un principe constitutionnel, on peut se demander pourquoi les embryons surnuméraires ne bénéficieraient pas de la protection que ce principe devrait leur assurer. Le génome humain ne signe-t-il pas l’appartenance de tout être humain, fût-il un embryon, à l’espèce humaine ? Que les embryons surnuméraires soient conçus à l’occasion d’une P.M.A. justifie-t-il une discrimination ?

 

Certes, ces embryons nous placent devant un grave dilemme. Lorsque les parents ont satisfait leur désir d’enfant et qu’aucun autre couple ne souhaite les accueillir, quel doit être leur sort ? Tant qu’à les détruire au bout de cinq ans, n’est-il pas plus pertinent de les utiliser à des fins de recherches qui pourraient déboucher sur des progrès thérapeutiques ?

 

Nous avons donc examiné les deux types de projets de recherche évoqués pour justifier les dérogations temporaires admises par la loi de 2004, en nous interrogeant sur leur validité.

 

La thérapie cellulaire

 

Elle consisterait à utiliser le dynamisme vital de ces cellules embryonnaires et en raison de leur totipotence leur aptitude à constituer de nouveaux tissus, utilisables pour le traitement de maladies dégénératives d’adultes parvenus à un âge plus ou moins avancé : on pense en particulier à des maladies dégénératives neurologiques telles que la maladie de Parkinson. Remarquons que cette aptitude n’est intéressante que parce ces cellules provenant d’embryons humains peuvent fournir des tissus humains. Deux remarques doivent être faites :

- L’une, que cette voie de recherche n’a pour l’instant débouché sur aucune application clinique éventuelle.

- L’autre, que depuis la loi de 2004, a été découverte la possibilité de ramener des cellules adultes à l’état embryonnaire : cellules iPS (cellules souches pluripotentes induites).

Il existe donc pour la recherche thérapeutique une alternative à l’utilisation des cellules embryonnaires et donc à ce type de recherche sur l’embryon.

 

Traitement des maladies de l’embryon ou du fœtus.

 

Il faut être clair : il ne s’agit pas, dans l’état actuel de nos connaissances, d’utiliser des méthodes thérapeutiques susceptibles de guérir ou seulement d’améliorer l’état des embryons traités. Il s’agit de recherches destinées à mettre expérimentalement au point des traitements éventuels mais sans bénéfice immédiat pour les sujets soumis aux essais, ce que la médecine dans notre civilisation, s’interdit de faire sur l’être humain après la naissance.

On peut d’ailleurs souligner le paradoxe existant entre la volonté, certes louable, de traiter demain des embryons déficients en voyant en eux les personnes malades et souffrantes qu’ils deviendront demain, et la décision d’utiliser aujourd’hui pour parvenir à cette fin, des embryons apparemment sains sans voir en eux les personnes bien portantes qu’ils sont appelés à devenir si on les laisse se développer. Ce paradoxe nous paraît intenable, c’est pourquoi il ne nous paraît pas possible de souscrire à ce projet.

 

Une troisième voie de recherche doit enfin être évoquée : celle d’études sur la viabilité des embryons.Beaucoup d’embryons humains ne sont pas viables que ce soit après une fécondation naturelle ( 4 cycles nécessaires en moyenne chez la femme de 25 ans), ou de la fécondation in vitro ( une chance sur cinq après implantation) Ceci viendrait d’une très grande instabilité chromosomique chez l’embryon humain. Il s’agirait alors de dépister les anomalies les plus susceptibles de bloquer le développement embryonnaire ou d’engendrer des malformations. Outre que nous sommes là dans le domaine de la pure hypothèse, nous craignons que cette méthode n’aboutisse à la sélection systématique des embryons les plus aptes à la vie, en rejetant ceux qui ne paraissent pas les plus conformes.

 

En conclusion,

 

Compte tenu des deux motifs de dérogation retenus pour autoriser certaines recherches sur l’embryon, le Conseil d’Administration de l’UDAF, s’est déclaré en majorité favorable à conserver les orientations de la loi 2004, c'est-à-dire qui tout en prônant l’interdit de la recherche sur l’embryon, prévoit la possibilité de dérogation, à condition que les recherches soient susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs

 

 


Economie familiale

La commission Economie familiale s'est interrogée sur l'état du budget des familles en Gironde.

Pour ce faire, l'UDAF a mené trois grandes enquêtes sur quatre ans visant à connaître le budget des familles, leur façon de gérer ce budget et l'évolution financière constatée sur 5 ans.

Voir les résultats de ces enquêtes

 

Organisation familiale / Territoires de vie

Cette commission Organisation Familiale / Territoires de vie a pour but de réfléchir et de faire des propositions autour des thématiques du territoire, de l'habitat et de l'environnement en lien avec les familles.

 

Le rapport suivant, intitulé : Avons nous encore la possibilité dʹimaginer un avenir commun ? a été élaboré suite a un travail de réflexion par la commission Organisation Familiale / Territoires de vie


Au sommaire vous trouverez les interrogations suivantes :

  • Y a t'il un avenir économique sur nos territoires ?
  • L' écologie est elle une piste nouvelle pour les familles ?
  • Que faut il impulser pour avancer ?
  • Quels sont les freins que nous pourrions rencontrer ?
  • L'action collective, où ?

Télécharger le rapport (pdf)

 

end faq

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